Le Maroc va investir plus de 8 milliards de dollars entre 2020 et 2030 dans l’énergie solaire et éolienne

Les opportunités d’investissement dans le secteur des énergies renouvelables, de l’eau et du développement durable, ont été mises en avant lors d’une conférence organisée, récemment à Londres, à l’initiative de l’ambassade du Royaume-Uni au Maroc.
Dans un panel placé sous le thème : “Ce que le secteur d’énergie au Maroc devrait offrir”, de hauts responsables représentant les secteurs marocains de l’eau, de l’énergie solaire, des hydrocarbures ont exposé les différentes opportunités à saisir par les investisseurs britanniques désireux d’explorer le secteur de l’énergie au Maroc, en présentant les multiples acquis réalisés par le Royaume dans ce domaine.
“Le Maroc est reconnu comme un des pays ayant entamé leur transition énergétique”, a indiqué à cette occasion, Tarek Hamane, directeur au sein de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN), notant que le Royaume, qui s’est engagé d’une manière claire et ambitieuse dans des objectifs climatiques très prometteurs, ambitionne de ramener son mix-énergétique à 42% à base d’énergie renouvelable à l’horizon 2020 et à 52% d’ici 2030.
M. Hamane a également saisi l’occasion pour présenter les différents projets menés par MASEN, qui s’étendent du solaire à l’éolien en passant par l’hydraulique, notant que l’Agence prévoit de couvrir à l’avenir le développement de toute autre énergie renouvelable qui serait pertinente pour le Maroc, rapporte la MAP.
Il a, par ailleurs, noté que le Royaume prévoit un investissement de plus de 8 milliards de dollars entre 2020 et 2030 pour le développement de la production d’énergie solaire et éolienne, ajoutant que la mise en exploitation de l’ensemble du complexe solaire Noor Ouarzazate et la synchronisation réussie de la tour Noor III ont consacré la position de cette centrale solaire, en tant que plus grand complexe solaire multi-technologique en opération au monde.
Après la réussite de la méga-centrale de Noor Ouarzazate, le Maroc poursuit ses projets solaires visant à convertir le pays aux énergies renouvelables, a relevé M. Hamane, faisant savoir qu’un nouveau projet solaire baptisé Noor Midelt (avec une puissance de 190 MW en CSP et 605 MW en photovoltaïque) devrait être opérationnel en 2021.
Pour sa part, Khalid Tahiri, directeur à l’ONEE, a souligné que le Maroc fait aujourd’hui face à de nombreux défis dans le but d’assurer une bonne distribution des ressources hydriques face à la demande accrue en eau doublée aux conséquences du changement climatique, qui affectent sérieusement cette source vitale.
En effet, le Maroc a réalisé un saut qualitatif en matière d’accès à l’eau potable entre 1999 et 2018, s’est félicité le responsable, faisant savoir que l’accès en eau a atteint 100% dans les zones urbaines et 97% dans le milieu rural, alors que le Royaume mobilise actuellement un fonds d’environ 2,5 milliards de dollars pour la gestion de l’eau et l’assainissement au titre de l’exercice 2019 et 2020.
De même, le Maroc a développé plusieurs partenariats avec des pays africains dans le cadre d’une coopération Sud-Sud, basée sur une approche de partage de savoir faire, d’optimisation des ressources financières et techniques et de développement des capacités, alors que l’ONEE préside l’Association africaine de l’eau de 2016 à 2020, a ajouté le responsable.
Pour sa part, Said El Hadi, représentant la Confédération marocaine des entreprises du Maroc (CGEM), a relevé que le secteur privé a été présent dès le départ dans le développement des énergies renouvelables au Maroc, vu que l’essentiel des projets mis en oeuvre dans ce sens ont été menés par des sociétés privées marocaines et internationales.
Toutefois, les entreprises britanniques ont été beaucoup impliquées dans les services du conseil juridique, financier, assurance et d’ingénierie liés au développement des énergies renouvelables mais très peu présentes dans l’investissement en énergies renouvelables, a-t-il expliqué dans une déclaration à la MAP.
“C’est l’occasion de présenter les réalisations du Maroc à ces entreprises et de leur montrer ce qu’offre le marché marocain afin de les attirer vers ce secteur prometteur mais aussi pour faire du Maroc une passerelle vers l’Afrique”, a relevé M. Hamane dans une déclaration similaire.
“Les Britanniques affichent leur volonté de diversifier leurs partenariats en dehors de l’Europe après le Brexit, et le Maroc dispose d’une carte à jouer particulièrement dans le domaine des énergies renouvelables, où il est mondialement reconnu comme un leader”, a-t-il ajouté.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *